Catégorie : Livres

  • L’Élégance de la manipulation : dans le cambouis de l’influence

    Le négociateur et spécialiste du mensonge Marwan Mery publie aux éditions Robert Laffont L’Élégance de la manipulation,un essai qui effeuille les techniques d’influence et ce qui nous rend particulièrement réceptifs à elles.

  • John Cunningham, symptôme d’un système grippé 

    John Cunningham, père de la narratrice Avis Everhard dans Le Talon de fer (1908) de Jack London, est Professeur de physique à l’Université de Berkeley, auteur d’un traité de référence intitulé Identité de la Matière et de l’Énergie. Il est introduit dans le récit comme un homme de science établi, respecté, jouissant du confort tranquille inhérent à la…

  • Le Dernier Jour d’un condamné : le plaidoyer de Victor Hugo contre l’échafaud

    Publié initialement sans nom d’auteur pour laisser l’idée agir seule, Le Dernier Jour d’un condamné se révèle être un « plaidoyer, direct ou indirect, […] pour l’abolition de la peine de mort ».

  • Le KGB à Tchernobyl : l’histoire secrète d’une catastrophe nucléaire

    Grâce à 439 documents déclassifiés issus des archives secrètes ukrainiennes, l’historienne et essayiste Galia Ackerman reconstitue aux éditions Premier Parallèle vingt ans de rapports d’alerte rédigés par le KGB sur la centrale nucléaire de Tchernobyl – des rapports circonstanciés mais systématiquement ignorés. Le paradoxe absolu d’un régime surveillant minutieusement ses propres incuries, sans lever le…

  • Le Talon de Fer, la dystopie sociale de Jack London

    Publié en 1908, Le Talon de Fer est un roman politique d’anticipation, dystopique et d’inspiration marxiste. Cela le distingue des récits d’aventure réalistes pour lesquels Jack London est habituellement connu. Célèbre pour des œuvres telles que L’Appel de la forêt ou Croc-Blanc, l’auteur américain fait du Talon de Fer l’aboutissement d’un cheminement idéologique déjà visible…

  • Les Prolétaires du bizness : le trafic et ses petites mains

    Avec Les Prolétaires du bizness, Khadidja Sahraoui-Chapuis se penche sur les aspects sociologiques du trafic de drogue. Elle arrache ce microcosme interlope aux fantasmes policiers, aux emballements médiatiques et aux simplifications morales. En appréhendant les réseaux criminels comme une organisation du travail, une économie de la reconnaissance et le résultat de blessures sociales, l’auteure livre…

  • Sous le masque, nos vérités : quand les super-héros racontent l’humain

    Les super-héros sont nés sur papier glacé, dans des cases bariolées, mais leurs histoires se déploient depuis longtemps en écho à nos propres tourments et contradictions. Sous les capes et les armures, derrière les gadgets ou les pouvoirs surnaturels, ils charrient des drames intimes, des dilemmes moraux, des fractures bien réelles. Ils rejouent inlassablement les…

  • Il n’y a jamais eu d’Occident : David Graeber déconstruit les fausses évidences

    Dans Il n’y a jamais eu d’Occident, recueil d’essais inédits publié aux Liens qui Libèrent, David Graeber s’épanche sur l’Histoire, l’économie, la bureaucratie, la police, la dette, le travail, l’imagination, le care ou encore l’art. Tout y passe, avec une érudition capable de mettre en système des motifs auparavant souvent envisagés seulement de manière orthodoxe.…

  • Raconter l’Histoire récente en 100 photos

    Avec Les événements qui ont marqué l’histoire en 100 photos, Margherita Giacosa, Roberto Mottadelli et Gianni Morelli publient un ouvrage accessible qui raconte près de cent cinquante ans de bouleversements à travers cent clichés érigés en repères mémoriels. Plus qu’un beau-livre, c’est aussi une réflexion sur le pouvoir des images : leur force documentaire, leur…

  • Petite histoire de l’Art contemporain : faire circuler le regard

    Avec Petite histoire de l’Art contemporain, Susie Hodge nous offre une architecture idoine : mouvements, œuvres, thèmes, techniques et matériaux permettent un parcours raisonné dans l’art des années 1960 jusqu’à aujourd’hui.

  • Les Marchés : les bureaucrates du vertige

    Dans Les Marchés, Antonin Moriau et Raphaël Geffray se saisissent de la précarité contemporaine par ses aspérités les plus concrètes – le loyer, les droits sociaux, l’épuisement du corps – pour la faire basculer vers une fable politique trouble, presque hallucinée. Entre satire sociale et cauchemar administratif, le roman graphique publié aux éditions Sarbacane fait…

  • Bourgeois Gaze : une question de point de vue

    Avec Bourgeois Gaze : La domination de classe au cinéma, le rédacteur en chef de Frustration magazine Rob Grams échafaude une critique frontale du cinéma contemporain. Selon lui, une grande partie des films, y compris ceux qui se disent sociaux, reconduisent un point de vue bourgeois qui déforme la réalité des classes populaires et neutralise…