Catégorie : Livres

  • OFF : démocratie émiettée

    Avec Off, Romain Renard, Olivier Tollet et Patrice Réglat-Vizzavona publient aux éditions Daniel Maghen un pavé d’anticipation sociale (344 pages) qui repose sur un black-out mondial. Les auteurs dissèquent, couche par couche, la manière dont une société moderne peut glisser vers la brutalité la plus primaire. Plus qu’un thriller politique ou une dystopie post-apocalyptique, Offest…

  • Le Sanctuaire : le mensonge du refuge

    Dans Le Sanctuaire, publié aux éditions Sarbacane et basé sur un roman de Laurine Roux, Jérôme Lavoine échafaude un récit âpre et intime, où l’apocalypse sert surtout de décor à une tragédie familiale. Une fable tricolore et charbonneuse sur l’emprise, la peur, et ce qu’il en coûte de grandir sous cloche.

  • Karl : conscience artificielle 

    Un accident de voiture, un robot au volant, un père disparu et une fille pressée de tirer un trait sur son passé familial : publié aux éditions Sarbacane, Karl déploie, sous des dehors de science-fiction minimaliste, une réflexion délicate sur la responsabilité, la mémoire et ce que signifie vraiment être vivant.

  • La Vie en plus : chronique d’un corps malade

    Quand le cancer frappe, tout va trop vite. Dans cet album sensible et documenté, paru aux éditions Glénat, Izabo et Juliette Vaast racontent ce moment de bascule, et ce qui vient après : les soins, les liens, la recherche, la reconstruction.

  • Hypersurveillance : sous l’œil des machines

    Avec Hypersurveillance, Julie Scheibling et Rémi Torregrossa dressent une cartographie alerte de l’infrastructure mondiale de la surveillance, constituée de petits renoncements et de grandes manipulations. L’album est à découvrir aux éditions Delcourt.

  • La Tête dans le mur : chronique d’un monde en perdition

    Il a suivi la frontière américano-mexicaine. Le journaliste Émilien Bernard en tire un récit percutant, particulièrement vivant, où la stupeur politique le dispute à la saturation des sens. Reportage halluciné, fable politique et descente dans les bas-fonds d’une démocratie qui ne cesse de s’abîmer, cet opuscule mêle les visions d’un pays retranché derrière ses murs…

  • Loin de moi : habiter l’entre-deux

    Dans Loin de moi, paru aux éditions Delcourt, Christine Mari ausculte l’identité fracturée avec une justesse intime parfois désarmante.

  • La Mauvaise Cause : fusée idéologique

    Avec La Mauvaise Cause, le journaliste français Denis Sieffert procède par désassemblage méthodique. Son objet d’étude ? L’attitude des élites et des intellectuels face au conflit israélo-palestinien, et plus spécifiquement au sionisme. L’auteur témoigne de ce qui permet à une partie des élites françaises de justifier l’injustifiable tout en se donnant l’illusion de la hauteur…

  • Au Sud, l’agonie : abîme sociétal

    Paru aux éditions Glénat, Au Sud, l’agonie ausculte un territoire miné par ses blessures intérieures : dans la Géorgie des années 1920, la foi apparaît comme un instrument de domination, la blancheur tel un totem malade, la haine en tant qu’ultime refuge d’un monde conservateur et esclavagiste qui se sait condamné. Derrière l’enquête criminelle, c’est…

  • Les Simpson, une forme d’éternité télévisuelle ?

    Avec Les Simpson ou le paradoxe du donut intemporel, le journaliste et critique Romain Nigita radiographie une série qui refuse de vieillir mais raconte à sa manière quarante ans d’évolution sociale. Une analyse brillante qui évoque tour à tour la prescience, l’immuabilité, les ressorts comiques et émotionnels ou encore les polémiques du show animé de…

  • La dystopie nous avait prévenus

    Le futur n’a pas surgi brusquement, comme un choc ou une déflagration. Il s’est insinué, touche par touche, à la manière de ces brumes épaisses que l’on croit d’abord inoffensives, avant de se rendre compte que, gorgées d’éclairs, elles ont enveloppé jusqu’au dernier recoin de notre environnement. Or, ce futur-là, les écrivains l’avaient raconté bien…

  • God Bless America : une Amérique en perdition

    Utah, 1954. Guerre froide, paranoïa nucléaire, violence ordinaire. God Bless America adapte en roman graphique Le Cherokee de Richard Morgiève. PF Radice en livre une version sèche, particulièrement désenchantée, dans un noir et blanc poudreux fleurant bon les années 50 : un polar sombre où l’enquête criminelle, le trauma intime et la peur collective avancent d’un même pas.