Catégorie : Livres

  • Au-delà du placard, et après ?

    Dans Au-delà du placard, l’auteur et chroniqueur français Florent Manelli retrace l’histoire politique et intime du coming out. Il questionne un cheminement souvent rendu douloureux par l’environnement social et médiatique.

  • Max Fridman : Vienne sous l’ombre du nazisme

    Dans l’Autriche annexée de 1938, l’Histoire s’abat avec brutalité sur les existences ordinaires. Vittorio Giardino poursuit les aventures de Max Fridman en inscrivant son récit dans l’un des moments les plus sombres du XXᵉ siècle. La famille Meyer offre à ce troisième volet ce qu’il faut de tensions politiques et drames intimes pour dessiner le…

  • Finance Insoutenable : d’espèces et de greenwashing

    Ancien trader de 25 ans de carrière, Julien Lefournier s’empare du médium du roman graphique pour déconstruire méthodiquement le mythe de la finance verte. Pédagogique et radical.

  • Hypertourisme : la planète sous haute pression touristique

    Avec Hypertourisme : le tourisme à l’épreuve de sa démesure, le géographe Rémy Knafou effeuille un phénomène qui dépasse largement la question du surtourisme. Derrière les foules contrôlées de Venise ou déferlantes de Barcelone apparaît en réalité un système global, structuré par la croissance illimitée des flux, la puissance des plateformes numériques et l’économie de…

  • Corps à corps : la maternité vue de l’intérieur

    Dans leur roman graphique Corps à corps, Lila Albanese et Claire Paq racontent une grossesse caractérisée par la bipolarité. Elles décrivent l’expérience (autobiographique) d’une femme qui découvre, au moment même où elle s’apprête à donner la vie, la profondeur d’une faille psychique latente. Entre errance médicale, vie en clinique psychiatrique et peur de transmettre sa…

  • Édition : le livre à l’abattoir ?

    Dans Édition (Anamosa), Frantz Olivié dresse un état des lieux sans concession d’une industrie qui se phagocyte elle-même : surproduction frénétique, logistique cannibale, conformisme généralisé… L’opuscule défend, contre la marchandise, la valeur irréductible de la chose écrite.

  • Marcel Bascoulard, un homme qui s’efface

    Clodo sublime, génie sans concessions, figure honnie et célébrée tout à la fois : Frantz Duchazeau nous offre aux éditions Sarbacane le portrait d’un artiste qui s’est installé à la marge du monde.

  • L’Envol du pélican : la chambre noire des souvenirs

    Un homme en peine trébuche. Quelque chose le travaille en profondeur. Le passé n’a jamais cessé de l’habiter. Sous la douceur apparente du trait, L’Envol du pélican explore la lente corrosion d’une enfance, les mécanismes du silence et la difficulté, une fois adulte, de regarder ses traumatismes en face.

  • Saigneurs : à l’échelle de la masculinité toxique

    Dans Saigneurs, Lou Lubie prend pour cadre une Transylvanie bicéphale, scindée entre vampires et humains. Elle en tire une allégorie des violences sexistes et des inégalités sociales. À travers notamment le parcours d’Anghel, un jeune humain mordu par un vampire, l’auteure scrute en effet certaines luttes actuelles sous une lentille fantastique. 

  • Décrypter le monde contemporain de 1946 à nos jours : chroniques de la guerre froide

    Jérémie Halais publie aux éditions Larousse un ouvrage précieux qui synthétise les grands événements géopolitiques survenus au lendemain de la Seconde guerre mondiale. L’après-guerre se caractérise par des épisodes idéologiques, militaires, sociaux ou spirituels qui agissent souvent par affinité, greffe ou contamination. 

  • Sous le règne du fouet : les fantômes de l’esclavage

    Sous le règne du fouet n’est pas un livre d’histoire de plus. C’est un lieu d’écoute instable, un espace où la mémoire se donne avec parcimonie, où la parole avance à pas comptés, chargée d’affects, de silences appris et de contradictions. 

  • Plongée en addicto : au cœur de l’assuétude 

    Avec Plongée en addicto (éditions Steinkis), la graphiste et auteure Pauline Aubry accouche d’un album documentaire rigoureux et profondément humain, né de rencontres touchantes et de deux mois d’immersion à l’hôpital Marmottan. Un récit graphique qui refuse les clichés pour se tenir au plus près d’existences contrariées.