Catégorie : Cinéma

  • La Charge héroïque : qu’elle est alerte, mon armée

    À mesure qu’il déroule sa filmographie, John Ford assume de plus en plus explicitement son caractère d’historien des fondations de son jeune pays. Dans La Charge héroïque, deuxième volet de sa trilogie sur la cavalerie, le recours à la voix off pour ouvrir le film entérine cette fonction d’un cinéma qui retrace son passé tout…

  • La Chevauchée fantastique : le convoi des caves

    Après plusieurs années d’abstinence en matière de westerns, John Ford remet le sujet en selle pour un film fondateur d’une immense part de sa filmographie à venir. C’est la rencontre avec John Wayne pour un rôle d’importance et la mise en place de ce subtil équilibre entre galerie de portraits et western aventureux.

  • Comment American Beauty rend compte des phénomènes sociaux (4/5)

    Réalisé par Sam Mendes en 1999, American Beauty a profondément marqué le paysage cinématographique de la fin du XXe siècle. Son intrigue se déroule dans une banlieue américaine typique et s’articule autour de la vie de Lester Burnham, un homme en pleine crise de la quarantaine. Par son truchement, mais aussi à travers sa famille…

  • Trois sublimes canailles : la course à la terre

    Three bad men avait peu de chances de tomber dans l’oubli : parce que c’est une merveille, évidemment, mais aussi parce qu’il est à considérer comme un blockbuster de son temps. Western, comédie, film épique, il concentre tout ce que le cinéma sait déjà – très bien – faire en 1926.

  • Les Raisins de la colère : empathie pour les sébiles

    “Who do we shoot ?”, demande, désemparé, le fermier qu’on vient exproprier. Personne, et tout le monde à la fois. Le système est si tentaculaire qu’il en a perdu tout visage. La crise ravage le pays et met sur la route des familles entières, et chaque emploi semble être une occasion supplémentaire d’aliéner l’ouvrier et…

  • Comment American Beauty rend compte des phénomènes sociaux (3/5)

    Réalisé par Sam Mendes en 1999, American Beauty a profondément marqué le paysage cinématographique de la fin du XXe siècle. Son intrigue se déroule dans une banlieue américaine typique et s’articule autour de la vie de Lester Burnham, un homme en pleine crise de la quarantaine. Par son truchement, mais aussi à travers sa famille…

  • Panique morale : le cinéma lui va si bien

    Traqués à tort, marginalisés en raison de leurs différences, objets de tous les fantasmes, les personnages porteurs d’altérité ont souvent été confrontés au phénomène de panique morale au cinéma. De nombreux films passés à la postérité en arborent la marque.

  • L’Homme qui tua Liberty Valance : Doniphon, fond, fond, la petite marionnette…

    On a souvent, et à raison, présenté ce film comme la synthèse de tous les westerns de Ford. Œuvre testamentaire, L’Homme qui tua Liberty Valance est un chef-d’œuvre à plus d’un titre. Parce qu’on y retrouve tout ce qui fait le génie du cinéaste, mais aussi parce que la tonalité adoptée dans cette œuvre tardive…

  • Appréhender la cinéphilie

    Il est difficile d’en identifier les moments définitoires. Dans un premier temps, on a tendance à regarder le nom des cinéastes avant celui des comédiens. Ensuite, on cherche à établir des ponts entre les films constituant une filmographie. On finit par explorer les sens cachés de la mise en scène, les liens méta-textuels insérés çà…

  • Comment American Beauty rend compte des phénomènes sociaux (2/5)

    Réalisé par Sam Mendes en 1999, American Beauty a profondément marqué le paysage cinématographique de la fin du XXe siècle. Son intrigue se déroule dans une banlieue américaine typique et s’articule autour de la vie de Lester Burnham, un homme en pleine crise de la quarantaine. Par son truchement, mais aussi à travers sa famille…

  • Dodes’kaden : apologie de l’apologue

    Entre rupture et continuité, Dodes’kaden occupe une place particulière dans la filmographie de Kurosawa. Continuité, tout d’abord, par les thèmes qu’il aborde, et qui semblent prolonger l’attention portée aux miséreux avec tant de talent dans Barberousse. Galerie des conséquences de la pauvreté, le récit choral explore les ravages de l’alcool, de la solitude, de l’esclavage,…

  • Maman, j’ai raté l’avion : les recettes d’un classique de Noël

    Réalisé par Chris Columbus et sorti en 1990, Maman, j’ai raté l’avion (Home Alone en anglais) s’est rapidement érigé en incontournable des fêtes de fin d’année. Ce classique de Noël est rediffusé chaque année à travers le monde, au point de devenir aussi consubstantiel à la saison hivernale que les épandeuses ou les guirlandes lumineuses. Pour comprendre ce…