Étiquette : Dystopie

  • John Cunningham, symptôme d’un système grippé 

    John Cunningham, père de la narratrice Avis Everhard dans Le Talon de fer (1908) de Jack London, est Professeur de physique à l’Université de Berkeley, auteur d’un traité de référence intitulé Identité de la Matière et de l’Énergie. Il est introduit dans le récit comme un homme de science établi, respecté, jouissant du confort tranquille inhérent à la…

  • Le Talon de Fer, la dystopie sociale de Jack London

    Publié en 1908, Le Talon de Fer est un roman politique d’anticipation, dystopique et d’inspiration marxiste. Cela le distingue des récits d’aventure réalistes pour lesquels Jack London est habituellement connu. Célèbre pour des œuvres telles que L’Appel de la forêt ou Croc-Blanc, l’auteur américain fait du Talon de Fer l’aboutissement d’un cheminement idéologique déjà visible…

  • Les Salamandres : une dystopie totale

    Dans Les Salamandres (éditions Bamboo), écrit par Julien Frey et illustré par Adrian Huelva, nous pénétrons un monde où chaque parcelle de vie est minutieusement contrôlée. Le récit s’ouvre sur une société où les manifestations font rage, et où le pouvoir, désireux de maintenir l’ordre social et politique, opte pour le divertissement spatial afin d’anesthésier…

  • Photogramme (#2) : Orange mécanique

    Extrait du film Orange mécanique (1971), ce photogramme place le spectateur, voyeuriste contraint, à proximité directe d’Alex, le protagoniste de Stanley Kubrick, ex-criminel soumis à une technique de conditionnement expérimentale.

  • V pour Vendetta, anamnèse de l’oppression

    Chef-d’œuvre d’Alan Moore et David Lloyd, la série réalisée entre 1982 et 1990 V pour Vendetta a donné corps à une dystopie qui a laissé une empreinte significative sur le neuvième art.

  • Photogramme (#1) : Soleil vert

    Ce photogramme, issu du film d’anticipation Soleil vert (1973), représente un moment d’intensité dramatique extrême, un point de convergence entre la dystopie et la critique sociale, cœur battant du long métrage de Richard Fleischer. La scène montre une émeute opposant les forces répressives et des protestataires manifestement éprouvés et apeurés. 

  • Tout est sous contrôle, ou presque

    Christopher Bouix publie Tout est sous contrôle aux éditions Au Diable Vauvert. Dans ce roman contre-utopique, la société tout entière s’indexe à un bonheur frelaté, qui enserre et contrarie bien plus qu’il ne libère et épanouit. 

  • Utopie : identités mouvantes

    Les éditions Delcourt publient le second tome d’Utopie, de Rodolphe et Griffo. Caractérisé par les mécanismes de contrôle sociétal et de désagrégation identitaire qu’il met en vignettes, l’album s’adosse une nouvelle fois à Will Jones, dans un futur dystopique où la technologie et la manipulation psychologique façonnent un nouvel ordre mondial terrifiant. 

  • Deep It : l’IA face au néant

    Deep It, de Marc-Antoine Mathieu, paraît aux éditions Delcourt. L’album, qui forme un diptyque avec Deep Me, s’avère d’une actualité brûlante. Il livre des réflexions sur l’existence, la conscience et la solitude dans l’immensité d’un monde désormais privé de vie organique et seulement appréhendé à travers le double prisme d’Adam, artéfact humain, et de son…

  • Sous l’œil de la dystopie : Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley

    Adoubé en tant que dystopie fondatrice, Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley est une pierre angulaire de la littérature d’anticipation. Publié en 1932, ce roman s’est inséré avec acuité dans l’imaginaire du XXème siècle, aux côtés des incontournables 1984 ou Fahrenheit 451. Sa force réside tant dans sa lucidité prophétique que dans la précision aiguisée…

  • Fahrenheit 451 : aux flammes la divergence !

    Écrit par Ray Bradbury en 1953, Fahrenheit 451 est une œuvre de science-fiction dystopique dont le titre fait référence à la température à laquelle le papier s’enflamme et brûle. Difficile de faire plus programmatique quand on entend se pencher sur l’éradication de la connaissance et de la libre pensée par la censure. Car l’écrivain américain dépeint un…

  • Inexistences : l’agonie du monde 

    Après cinq années de gestation, Christophe Bec publie aux éditions Soleil le roman graphique à grand format Inexistences. Entre récit illustré, bande dessinée et artbook, le scénariste et dessinateur français esquisse un futur agonisant, où l’humanité, fragmentée, se cantonne au désespoir et à la survivance.