RadiKult’, vivre l’art avec passion
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Cinéma spéculations : quand Tarantino s’épanche sur le septième art
Les éditions J’ai lu proposent en version poche l’ouvrage Cinéma spéculations de Quentin Tarantino, une célébration passionnée et érudite de l’art filmique, et particulièrement celui des années 1970, qu’il considère comme révolutionnaire et séminal.
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Photogramme (#2) : Orange mécanique
Extrait du film Orange mécanique (1971), ce photogramme place le spectateur, voyeuriste contraint, à proximité directe d’Alex, le protagoniste de Stanley Kubrick, ex-criminel soumis à une technique de conditionnement expérimentale.
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La Vie rêvée d’un papillon : en quête de liberté
Roman graphique paru aux éditions La Boîte à bulles, La Vie rêvée d’un papillon, de Sylvère Denné et Sophie Ladame, retrace l’existence tumultueuse d’Henri Charrière, plus connu sous le pseudonyme de « Papillon ». Condamné au bagne de Guyane dans les années 1930, il y purgea une peine de treize ans avant de s’évader, entamant…
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Le Silence de la mer : silence littéraire
Le huis clos proposé par Le Silence de la mer est étouffant à plus d’un titre. Tout d’abord par sa mise en espace, celle d’un salon austère dans lequel des soirées répétitives vont constituer la quasi-totalité du film. Ensuite par la singularité du trio qui y réside : un officier allemand et ses deux hôtes…
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Le Blanc des cartes, analyse du silence cartographique
Dans leur ouvrage Le Blanc des cartes, Sylvain Genevois, Matthieu Noucher et Xemartin Laborde analysent le caractère polysémique des silences cartographiques. Ils démontrent comment ces espaces apparemment vides, loin d’être anodins, révèlent en fait des réalités politiques, culturelles et sociales bien cachées.
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V pour Vendetta, anamnèse de l’oppression
Chef-d’œuvre d’Alan Moore et David Lloyd, la série réalisée entre 1982 et 1990 V pour Vendetta a donné corps à une dystopie qui a laissé une empreinte significative sur le neuvième art.
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Bob le Flambeur : « La chance, sa vieille maîtresse, lui a fait oublier la raison pour laquelle il était là »
Tout, dans ce film, fonctionne en effet sur l’archétype : le vieux joueur dont l’expérience fait force, le jeune premier aux passions imprudentes, la jeune femme fatale aux mœurs instables (Isabelle Corey, à l’étonnamment courte carrière, qui impose ici une belle présence, magnétique et faussement désabusée), le commissaire à la fois aux trousses et complice…
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La Nouvelle Vague : une révolution du cinéma français
Au crépuscule des années 1950, le cinéma français connaît une transformation radicale, marquée par l’émergence d’un mouvement qui allait redéfinir à jamais l’art cinématographique : la Nouvelle Vague. Cette appellation, désormais synonyme d’une révolution artistique et technique, fait référence à une génération de cinéastes audacieux et novateurs, déterminés à briser les conventions et à réinventer…
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Photogramme (#1) : Soleil vert
Ce photogramme, issu du film d’anticipation Soleil vert (1973), représente un moment d’intensité dramatique extrême, un point de convergence entre la dystopie et la critique sociale, cœur battant du long métrage de Richard Fleischer. La scène montre une émeute opposant les forces répressives et des protestataires manifestement éprouvés et apeurés.
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Civil War : déchirements et déclin
Dans son dernier long métrage, intitulé Civil War, Alex Garland sonde avec acuité les fractures profondes à l’œuvre dans l’Amérique contemporaine. À travers une narration cinématographique parfois vertigineuse, sur fond de montée des tensions sociopolitiques et de déclin démocratique, le film nous plonge dans un futur proche, mais déjà palpable, où une polarisation extrême a…
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La Troisième personne : identité et pluralité
Publiée aux éditions Delcourt, La Troisième personne est une somme vertigineuse totalisant pas moins de 920 pages, au cours desquelles Emma Grove livre un témoignage bouleversant, introspectif et sans ambages, sur sa transition de genre et les difficultés posées par ses troubles dissociatifs de l’identité.
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Le Cercle rouge : le casse du siècle
Dans Le Cercle rouge, Melville, en pleine possession de ses moyens, va creuser un sillon déjà bien préparé par les films précédents. Les motifs sont familiers : le deuxième souffle accordé à celui qui quitte la prison (Delon, ou pour Montand, ici, les vapeurs délétères de l’alcool), la constitution d’une équipe d’élite, la savante préparation du casse et sa réalisation…
