Catégorie : Cinéma
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Detroit : racisme institutionnel
Après Démineurs et Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow poursuit son escapade cinématographique au cœur de l’Amérique moderne. Son dernier long métrage, Detroit, nous téléporte dans le Michigan de 1967, au moment où les revendications pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam battent leur plein.
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Le Géant de fer : l’Amérique paranoïaque
La première apparition du géant de fer se veut des plus iconiques : en pleine tempête, alors que la mer se déchaîne, le robot de l’espace vient imposer sa stature colossale au cœur du plan, surplombant tous les éléments environnants. Peu après, dans un café-restaurant de Rockwell, une petite ville sans histoires du Maine, un enfant…
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Il bidone : Rocca et ses confrères
Alors que Les Vitelloni fustigeait l’immaturité un peu immorale de la jeunesse, Il Bidone croque une autre tranche de vie, un peu plus tardive et ancrée dans l’escroquerie. La bande masculine vit ici de forfaits assumés, à l’image de cette première séquence durant laquelle s’ébauche une arnaque savamment scénarisée, impliquant des rôles de prêtres et d’évêques. Déguisement, détournement blasphématoire,…
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Photogramme (#5) : Million Dollar Baby
Ce photogramme est tiré du film Million Dollar Baby, réalisé par Clint Eastwood en 2004. La scène représente la boxeuse Maggie Fitzgerald, incarnée par Hilary Swank, alitée et respirant par un tube de trachéotomie. Elle tient un bic entre ses lèvres et jette un regard en biais vers sa mère. L’image se concentre sur le visage de…
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La Strada : d’une plage à l’autre
La plage est un lieu fondamental chez Fellini : elle apparaît dans la quasi-totalité de ses films (comment oublier la dernière séquence de La Dolce Vita ?), et allie toujours ses deux dimensions paradoxales : s’imposer par l’étendue de sa beauté, et redonner sa juste place aux individus, silhouettes misérables et insignifiantes.
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Photogramme (#4) : Rocky
Rocky Balboa court dans les rues désolées de Philadelphie. L’image est chargée de symboles, étroitement liés à l’histoire d’un underdog s’échinant à dépasser sa condition.
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Les Vitelloni : frime et châtiment
Deux axes majeurs nourrissent la poétique désenchantée des Vitelloni : la jeunesse et le tempérament italien. Deux éléments synonymes de fougue, d’exubérance et de débordement vital, que Fellini va passer au crible d’un regard lucide, acide et sans concession.
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Photogramme (#3) : Jurassic Park
L’émerveillement scientifique confronté à l’appréhension éthique. Ce plan fait parfaitement état de la dualité centrale de Jurassic Park (1993) : la fascination pour le pouvoir créateur de la science et la menace évidente que ce dernier représente.
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Le Cheik blanc : 24 heures de la vie d’une fan
Le premier long métrage réalisé seul par Fellini prend pour point de départ une héroïne bovaryenne : au vu de la place accordée au rêve et à la poésie dans la suite de sa filmographie, celle-ci fait figure d’évidence. Refugiée dans ses lectures à l’eau de rose et son amour d’un cinéma bon marché, Wanda profite d’une…
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Un flic : le gang des pastiches
La construction d’une œuvre et sa réception par celui qui la contemple est du ressort de l’alchimie : il existe bien une formule, reste à savoir si le mélange et ses effets vont être opérants. C’est particulièrement vrai pour l’ultime film de Melville. Comment expliquer que cet opus, qui semble en tous points fidèle à…
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Photogramme (#2) : Orange mécanique
Extrait du film Orange mécanique (1971), ce photogramme place le spectateur, voyeuriste contraint, à proximité directe d’Alex, le protagoniste de Stanley Kubrick, ex-criminel soumis à une technique de conditionnement expérimentale.
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Le Silence de la mer : silence littéraire
Le huis clos proposé par Le Silence de la mer est étouffant à plus d’un titre. Tout d’abord par sa mise en espace, celle d’un salon austère dans lequel des soirées répétitives vont constituer la quasi-totalité du film. Ensuite par la singularité du trio qui y réside : un officier allemand et ses deux hôtes…
