Catégorie : Cinéma
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Un genre à soi : nouveau souffle sur le cinéma français
Les éditions Playlist Society publient Un genre à soi, de Judith Beauvallet, Axel Cadieux et Quentin Mével. Ils interrogent ceux qui façonnent au quotidien le cinéma de genre en France : réalisateurs, chefs opérateurs, producteurs, maquilleurs… L’occasion d’explorer ses évolutions récentes, mais aussi de dévoiler les défis, les stratégies de production et les visions artistiques…
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Cris et chuchotements : mauve et sang
Œuvre colorée, éprouvante, radicale, Cris et chuchotement est autant un aboutissement qu’un requiem pour Bergman. Par ce film, il fait ses adieux au cinéma, puisque ses œuvres suivantes seront toutes télévisuelles, et son grand succès compense avec peine l’immense difficulté qu’il a eu à le financer ; mais l’écriture elle-même va lui permettre de tourner bien des pages.
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Nosferatu et Dracula au cinéma : deux visions du mal vampirique
Le vampire est une figure mythique façonnée par les craintes ancestrales de l’homme face à la mort et à l’inconnu. Il s’est matérialisé à travers d’innombrables incarnations au cinéma. Deux d’entre elles, Nosferatu et Dracula, se distinguent toutefois : passées à la postérité, elles portent des visions radicalement différentes du Mal.
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Une passion : l’île noire
Les liens sont très nombreux entre Une passion et La Honte : Bergman n’en finit pas de ressasser les mêmes thèmes, dans une logique obsessionnelle qui contamine toute son équipe. Le couple et ses impasses, l’incommunicabilité des êtres, les traumas d’un passé et l’inertie du présent : l’être humain est englué dans son « cancer de l’âme » et vouloir le…
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Yasujirō Ozu, un cinéma en soustraction
Le cinéma de Yasujirō Ozu, riche en subtilités, explore la vie et la mort, la famille et la société, le bonheur et la tristesse. Il se caractérise par une observation attentive et sans parti pris du quotidien, par l’importance du non-dit et de la violence contenue, par l’utilisation d’un style unique et d’une esthétique contemplative,…
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La Honte : les braises sauvages
Le couple a toujours été un sujet de prédilection pour Bergman, sujet qui a pris une place de plus en plus importante au fil de son œuvre. La Honte articule cette thématique avec une autre, qui serait son miroir grossissant et cauchemardesque, la guerre.
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Violences dans le cinéma français : l’alerte du SCA
Une récente enquête menée par les Scénaristes de Cinéma Associés (SCA) dresse un constat accablant sur l’ampleur des violences morales, sexistes et sexuelles dont sont victimes de nombreux auteurs et autrices. Conditions de travail précaires, manque de dispositifs de protection, pressions financières et psychologiques : les données recueillies dévoilent un système en crise qui appelle des…
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Photogramme (#10) : Toy Story
Ce photogramme est issu du long métrage d’animation Toy Story. Il met en scène la douloureuse prise de conscience de Buzz l’éclair. Le prétendu « ranger de l’espace » se trouve de dos, face à un écran de télévision qui diffuse une publicité pour Al’s Toy Barn. Désenchanté, le protagoniste de John Lasseter comprend alors qu’il n’est qu’un jouet, un…
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L’Heure du loup : dusk to dust
L’Heure du loup : celle où l’on naît, ou celle où l’on meurt. Et lorsqu’on est vivant, celle qui fait peur. Cette définition, donnée à mi-parcours du film, éclaire d’une lumière noire les intentions d’une œuvre dévastatrice.
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Persona : la parole est serment, le silence le tord
L’idée de départ est d’une simplicité confondante : instaurer un dialogue entre une femme prolixe et sa patiente, aphasique. Laisser durer, dériver l’échange, l’essorer et recueillir les larmes, le sang et le fiel qui en résultent. Elisabeth, comédienne, se tait depuis trois mois. On explique à sa place ses intentions, louables et dignes d’admiration :…
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Trois films de Fernandel restaurés par Pathé
Il est caractérisé par son sourire généreux et son accent méridional. Partie intégrante du patrimoine cinématographique français, Fernandel a traversé le temps. On se souvient de ses collaborations avec Marcel Pagnol ou de ses rôles mémorables tels que Don Camillo. Mais l’homme a tourné une myriade de films embrassant divers registres, du plus farfelu au…
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Le Silence : locked corridor
Dans la pléthorique filmographie de Bergman, plusieurs tendances se dessinent. Certains de ses films sont de purs cauchemars, qui rompent avec les amarres du réalisme pour nous immerger dans une obscurité particulièrement éprouvante. C’est le cas de ce Silence, qui inaugure un cycle où dominent Persona, bien sûr, mais aussi L’Heure du Loup et La Honte.
