Catégorie : Cinéma

  • Comment American Beauty rend compte des phénomènes sociaux (1/5)

    Réalisé par Sam Mendes en 1999, American Beauty a profondément marqué le paysage cinématographique de la fin du XXe siècle. Son intrigue se déroule dans une banlieue américaine typique et s’articule autour de la vie de Lester Burnham, un homme en pleine crise de la quarantaine. Par son truchement, mais aussi à travers sa famille et ses…

  • Vivre dans la peur : peur sur la bile

    La vision qu’entretient Kurosawa de l’humanité est depuis les débuts de sa filmographie très proche de celle de Dostoïevski, et ce nouvel opus ne déroge pas à ses obsessions. Toujours ancrée dans l’histoire sacrificielle du Japon, l’intrigue évoque directement le traumatisme de la bombe A sur la population, à travers un patriarche, riche industriel qui…

  • Fenêtre sur cour : un essai sur la télévision et le couple ?

    Chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour mêle suspense, critique sociale et exploration des dynamiques de couple. À travers les yeux de L.B. Jefferies, magistralement interprété par James Stewart, une simple fenêtre se transforme en écran sur le monde, révélant les subtilités de la vie quotidienne et les secrets les plus intimes du voisinage.

  • L’horreur biomécanique au cinéma : le xénomorphe d’Alien

    Aussi fascinantes que terrifiantes, les créatures de la saga Alien suscitent une peur profonde et ancestrale. De leur cycle de vie complexe à leur rôle en tant qu’allégorie de l’altérité, les xénomorphes restent des icônes incontestées du septième art, d’une perfection cauchemardesque.

  • Le Duel silencieux : les plus désespérés sont les gens les plus beaux

    En grand humaniste, Kurosawa a souvent utilisé la figure du médecin dans ses films, qu’il s’agisse de L’Ange ivre ou bien entendu la somme Barberousse. Dans cet opus des débuts, qui succède à L’Ange ivre et réunit une nouvelle fois le duo Mifune/Shimura, la figure du soigneur est à nouveau mise à mal, par un démon intérieur autrement plus insidieux…

  • Jack Nicholson, au firmament hollywoodien

    Il fait incontestablement partie des figures indissociables du Hollywood de la fin du XXe siècle. Non seulement Jack Nicholson a tout joué, du rôle psychologisant au super-vilain en passant par l’homme sombrant dans la démence, mais on lui doit de surcroît certains des plans les plus iconiques du septième art. Démonstration en cinq actes.

  • La représentation cinématographique de l’homosexualité pendant le pré-Code (1930-1934)

    Au début des années 1930, dans une société se débattant avec les conséquences désastreuses de la Grande Dépression, une parenthèse cinématographique teintée de contradiction se dessine. Cette période se caractérise par une défiance croissante des studios majeurs à l’égard d’un code de censure qu’ils ont pourtant eux-mêmes initié, sans pour autant l’appliquer de manière rigoureuse.…

  • La Légende du grand judo : regard martial

    Le premier film d’Akira Kurosawa, en dépit du grand succès qui l’accompagne, peine dans un premier temps à s’imposer : amputé par la censure, d’une durée de 1h15, il pourrait n’être vu que dans une perspective encyclopédiste pour qui voudrait connaître le maitre japonais à ses débuts. Elliptique (forcément, et à son insu), un brin…

  • A.I. Intelligence artificielle : réflexion(s) sur les androïdes

    Sorti en 2001, le long métrage de Steven Spielberg A.I. Intelligence artificielle a été initialement développé par Stanley Kubrick, autre cinéaste féru de nouvelles technologies. Tout au long de ses quelque 150 minutes, le film déploie des représentations et discours différenciés sur les robots portés à l’écran, anthropomorphes ou non, offrant de ce fait la…

  • Les Salauds dorment en paix : les uns corruptibles, et les autres

    Les Salauds dorment en paix (1960) – Réalisation : Akira Kurosawa. Il faut vraiment voir une grande part de la filmographie de Kurosawa pour prendre la mesure de sa maîtrise éclectique, ainsi que celle de son comédien fétiche Mifune. Camouflé sous sa gomina et ses épaisses lunettes, le voici pion d’une grande compagnie dans laquelle corruption…

  • Memories of Murder : à Corée, à cri(s)

    Inspiré de faits réels, situé dans une Corée du Sud à l’aube de la démocratie, Memories of Murder s’apparente à un implacable film-témoignage. Par le truchement d’une enquête policière portant sur le premier tueur en série de son pays, Bong Joon-ho raconte le manque de moyens et de professionnalisme des services de l’ordre, l’impossibilité matérielle de recourir…

  • Interview, Bastian Meiresonne : « Hallyuwood s’ouvre à tout lecteur curieux d’explorer davantage le monde du cinéma coréen »

    Bastian Meiresonne a publié l’ouvrage Hallyuwood aux éditions EPA. Pour RadiKult’, il revient sur le cinéma sud-coréen, son histoire, ses évolutions, ses tropes et ses têtes de proue.